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Un attentat sur le marché de Noël fait 4 morts et 10 blessés à Strasbourg

Un attentat sur le marché de Noël fait 4 morts et 10 blessés à Strasbourg
Un attentat sur le marché de Noël fait 4 morts et 10 blessés à Strasbourg

Quatre personnes ont été tuées et 10 autres blessées par un homme armé sur une liste de "personnes dangereuses appartenant à la sûreté de l'État" qui ont été tuées par balle lors d'une attaque sur le marché de Noël à Strasbourg, en France.

L'unité antiterroriste du parquet de Paris a déclaré qu'elle avait décidé, après avoir évalué la situation, d'ouvrir une enquête sur l'attaque pour "meurtre et meurtre liés à un projet terroriste et à une bande de terroristes terroristes".

"Quatre personnes ont été tuées et une dizaine d'autres blessées, dont trois ou quatre dans un état critique", a déclaré le maire de Strasbourg, Roland Rees, à l'AFP.

La direction de la sécurité à Strasbourg, qui a appelé les habitants de la ville à "se cacher" et à leurs maisons, a déclaré que "les forces de sécurité recherchent activement l'agresseur", qui figure sur la liste des "personnes dangereuses sur les lieux de la sécurité de l'Etat".

Avant de s’échapper, des membres d’une patrouille militaire chargée de garder la sécurité sur le marché de Noël ont tiré sur l’attaquant dans le cadre de l’opération Sentinel afin de maintenir la sécurité. Selon le chef d'état-major de l'armée, un soldat a été légèrement blessé à la main avec des éclats d'obus tirés par la balle tirée par l'attaquant.

Le jeune homme de 29 ans est né à Strasbourg et aurait été arrêté mardi matin par les forces de sécurité, accusé d'avoir tenté de le tuer, dans le cadre d'une affaire dans laquelle d'autres personnes ont également été arrêtées, selon une source proche de l'enquête qui a demandé à ne pas être identifiée.

Le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, à qui le président Emmanuel Macaron a ordonné de se rendre sur les lieux, a déclaré que l'agresseur avait un casier judiciaire.

Au milieu de la nuit, Macron présidait la cellule de crise interministérielle créée par le ministère de l'Intérieur après l'attaque.

Le ministère de l'Intérieur avait initialement annoncé dans un tweet qu'il y avait "un grave incident de sécurité à Strasbourg, demandant à la population de rester chez eux".

Le maire adjoint Alain Fontnell a écrit dans un chant: "Au feu dans le centre de Strasbourg, merci à tous d'être restés dans les maisons jusqu'à ce que les choses se clarifient."

Parlement fermé

Un correspondant de l'AFP a déclaré que le Parlement européen basé à Strasbourg avait été fermé après des informations faisant état de la fusillade, les parlementaires européens, le personnel et les journalistes n'ayant pas pu quitter le bâtiment.

Le Parlement est actuellement en session ordinaire avec des centaines de législateurs et de fonctionnaires européens qui effectuent la visite mensuelle à Bruxelles depuis Strasbourg.

Après l'attaque, des unités militaires se sont précipitées sur les lieux, ont fermé le centre historique de Strasbourg et ont effectué des patrouilles à pied dans la zone où les ambulances et la police étaient occupées.

Des témoins ont déclaré à l'Agence France-Presse que l'attaque s'était produite vers 19h00 GMT, quand ils ont entendu plusieurs coups de feu, poussant la foule sur le marché à s'enfuir dans toutes les directions.

"J'ai vu plusieurs coups de feu, peut-être trois coups de feu, et beaucoup de gens qui couraient. J'ai vu l'un d'eux tomber par terre, mais je ne savais pas s'il avait été touché ou s'il avait trébuché en courant", a déclaré un témoin à l'AFP.

Le marché de Noël à Strasbourg est une attraction touristique annuelle qui attire des centaines de milliers de personnes.

La sécurité s'est renforcée ces dernières années après une série d'attaques en France par des militants islamistes depuis 2015.

Unités de lutte contre le terrorisme

Des unités militaires spéciales anti-terroristes ont été déployées et la police patrouille régulièrement entre 300 stands en bois sur le marché.

L'attaque coïncide avec les fortes pressions exercées par les forces de sécurité françaises après plus de trois semaines de manifestations antigouvernementales.

Environ 90 000 policiers ont été déployés samedi lors de la quatrième série de manifestations "gilets jaunes".

Trois ans après le massacre de 130 personnes par des groupes djihadistes à Paris le 13 novembre 2015, les agences de lutte contre le terrorisme affirment que leur objectif a changé.

Au lieu d’attaques coordonnées, sa principale préoccupation a été d’éviter les attaques individuelles d’extrémistes agissant sans liens directs avec des groupes terroristes.

Le djihadiste tunisien Anis al-Amri, 23 ans, a pris d'assaut un marché à Berlin le 19 décembre 2016, lors d'une attaque revendiquée par l'État islamique, qui a tué 12 personnes, la plus meurtrière des attaques jihadistes en Allemagne à ce jour.

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